JT 13h, France2l May 2013

’00:10 The interview starts

(She talks about her relationship with her fans, Love Songs, about her writers being mostly men, etc.)

05:58 She sings Station quatre septembre 

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La voix du nord (Radio Interview) l May 2013

She says she does not feel pressured to have a successful album,  just to do her best and concentrate on the music. Vanessa also says she loves performing her songs on stage.

La voix du nord l May 2013

She talks about Biolay, about the album, about being surrounded by male writers, writing songs herself, La chanson des vieux cons, about her kids, etc.

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Comment s’est passée la genèse de cet album et à quel moment Benjamin Biolay en a-t-il pris les rênes ? 

VP: En fait, quand j’ai cherché une chanson inédite pour mettre sur mon best-of, en 2009, j’en ai reçu plusieurs. J’ai choisi celle de Gaëtan Roussel, Il y a, qui était une perle. Mais j’en avais mis quelques autres de côté. J’avais aussi des chansons que j’avais composées moi-même. Et puis cela s’est su que je cherchais des chansons pour un album, j’ai reçu beaucoup de propositions. Et il y a un an, Benjamin Biolay m’a envoyé huit chansons absolument sublimes. Cela a tout changé. C’était magique. 

Lui confier la réalisation de tout l’album, ça a été une évidence ?
VP: Oh oui. Très vite. J’aimais déjà son travail, son écriture… Mais ce qu’il m’a envoyé, ça m’a tellement plu ! Dès le deuxième échange de mails, on s’est dit qu’on allait travailler ensemble ! Alors qu’on se connaissait à peine… 

C’est lui qui a proposé de faire un album de chansons d’amour ?
VP: Non, on ne l’a pas décidé… En fait, tout le monde ne m’a proposé que des chansons d’amour ! Celles que j’avais en réserve, celles que j’ai reçues ensuite aussi… Je n’ai jamais réclamé particulièrement, mais on ne m’envoie que ça ! Quand on s’est retrouvés en studio avec Benjamin, on avait vingt-cinq chansons d’amour ! 

Vous les avez presque toutes gardées, puisque l’album est double et compte vingt-deux titres… 
VP: Oui, ça s’est imposé car très vite on s’est dit que ce serait difficile d’en éliminer. Et j’ai adoré l’idée que ce soit la richesse des chansons qui impose un double album, que la décision se prenne d’un point de vue tout à fait musical, sans idée commerciale. 

Biolay, Boogaerts, Barat (des Libertines), Ben Ricour, Adrien Gallo… Encore une fois, ce ne sont que des hommes qui écrivent pour vous. À part un texte de votre amie Ruth Carter, la seule femme qui semble capable d’écrire pour vous… c’est vous-même! 

VP: C’est vrai… mais c’est le hasard. Je reçois des propositions d’hommes, c’est comme ça. Mais j’aurais pu demander un texte à Françoise Hardy, j’aurais même adoré ça… Ou demander à Feist de m’écrire une chanson. Des femmes que j’admire beaucoup. Mais là, il faut dire que j’ai été tellement gâtée par ce qui m’est arrivé que je n’ai pas eu besoin d’aller en chercher plus ! Mais j’aurais un grand plaisir à travailler avec des femmes. Ce qui m’est beaucoup arrivé au cinéma, d’ailleurs.  

Comme sur les deux albums précédents Bliss et Divinidylle, vous avez signé plusieurs titres, soit la musique, soit texte et musique, mais rarement texte tout seul… 

VP: Oui, je compose plus que je n’écris. Ce n’est pas trop mon truc. Je suis tellement comblée par les sublimes textes des autres, que ça prend toujours le pas sur les miens. J’adorerais avoir ce talent, mais on ne peut pas tout faire ! Et puis, c’est un tel plaisir, un tel kif de chanter les sublimes textes qu’on me propose, que le doute n’intervient même pas. 

C’est vrai que vous êtes bien servie sur ce disque. Par exemple, « La chanson des vieux cons », très joli texte qui tire un peu le bilan d’une vie… Elle a une place particulière sur l’album ?
VP: Oh oui, bien sûr ! C’est une grande chanson. Je crois que je n’ai jamais chanté une aussi grande chanson. J’en suis sûre, même. 

Vous n’auriez pas pu la chanter à vingt ans ?
VP: Elle aurait eu beaucoup moins de résonance, c’est sûr. Et Benjamin n’aurait pas pu l’écrire à vingt ans non plus. 

Vous diriez que c’est votre album le plus intime, le plus personnel ?
VP: Je ne sais pas… Je n’ai écrit qu’un seul texte… 

Oui, mais vous les avez tous choisis!
VP: C’est vrai, oui. J’ai choisi les chansons qui me touchent le plus, qui m’émeuvent. Et je crois que les chansons d’amour sont ce que les gens préfèrent écouter et c’est ce que je préfère chanter. C’est tellement universel. Mais plus personnel, je ne sais pas… Un album, on y met beaucoup de soi, c’est difficile de distinguer à quel point c’est moi. Pour les gens, ça a l’air plus personnel, parce que les textes sont plus profonds et parce que j’ai quarante ans, ils font l’amalgame : “Elle parle de sa vie, elle a mis ses quarante ans sur le disque !”. Mais je n’ai pas fait exprès ! Peu m’importe… tout ce qui compte, c’est que les chansons, je les porte dans mon coeur. 

La musique d’une des chansons est signée en famille, avec vote ex-compagnon Johnny Depp et votre fille Lily Rose. D’une manière ou d’une autre, vos enfants sont présents sur vos albums, c’est important pour vous?
VP: Je ne le prévois jamais. Ce sont des hasards. Sur cette chanson, la musique a été composée il y a huit ans, mais je ne trouvais pas de mélodie pour la chanter et un jour, en passant dans la pièce, Lily Rose a fredonné sur les accords… Juste comme ça. Jamais je n’aurais demandé à ma fille de travailler pour moi ! (rires) Pour répondre à votre question : non, je ne tiens pas à ce que mes enfants participent à mes disques. Mais vous savez, les albums sont des objets qui marquent le temps, un moment de votre vie et on a toujours envie d’y mettre des choses personnelles. 

Le disque est dans les bacs depuis hier matin, ça vous fait quoi? Vous êtes du genre à angoisser?

VP: Non, je suis plutôt… fataliste. Et heureuse, parce que j’y travaille depuis longtemps et au moment de la sortie, il y a comme un soulagement. Et l’accueil du disque est très beau, ça me donne des ailes

News about Vanessa:

* Vanessa’s official site was finally updated: http://www.vanessaparadis.fr/

* There is a tv ad for her new album: here

* You can see some of her French tour dates hereIt’s also confirmed she is going to Quebec in early 2014. 

* The movie Homo sapiennes is apparently going to happen and the shooting starts in SeptemberThe movie is a comedy all about capturing the trials and tribulations of 11 Parisian women over a 28-day period featuring one of the biggest and starriest female French ensemble casts ever.

Vanessa & Audrey l May 2013

Journal 19h45, M6 l May 2013 

She talks a little toward the end (about not being the one who writes her songs and Biolay)

JT RTL13h l May 2013

She says everybody loves songs about love, talks about Lily-Rose and her dream of making a musical.

Asker Anonyme Asks:
Merci beaucoup. J'adore ce site et ton travail. Bravo !
vanessaparadisnews vanessaparadisnews Said:

Thanks, anon! Words of encouragement are always welcomed! :) xx

La Presse l May 2013

She talks about why she takes so much time between projects (because she makes music, movies, tours, etc), about putting so many songs in one album in times like these, Fading Gigolo, Café de Flore, the new tour. It’s also confirmed she will go to Quebec during her tour in early 2014.

Insaisissable Vanessa Paradis

(Paris) Elle est partagée entre Los Angeles et la France, la chanson et le cinéma, son image de Lolita et ses 25 ans de carrière. Elle raffole des tournées et des concerts, mais préserve jalousement sa vie privée.

J’ai rendez-vous avec Vanessa Paradis, dont le nouvel album,Love Songs, sort aujourd’hui au Québec. La rencontre aura lieu dans une suite d’un palace voisin de la place Vendôme, à Paris, où tout est prévu pour le défilé chronométré des journalistes.

«Vous aurez 30 minutes», me dit une attachée de presse, qui ajoute: «Surtout, pas un mot sur sa vie privée» (traduction: sur la séparation d’avec Johnny Depp).

Pour la maison Barclay, la sortie du nouvel album de Vanessa Paradis est une opération d’envergure qui se prépare des semaines à l’avance. Du travail «à l’américaine», comme on dit à Paris.

Mais la star elle-même n’a rien d’américain: elle ferait plutôt voisine de palier qui vient faire coucou. Elle apparaît sans crier gare par une porte latérale, jeans en velours, t-shirt, maquillage plus que léger. Un style décontracté qu’on n’attend pas forcément de l’égérie de la maison Coco Chanel.

Elle salue avec un charmant sourire et sort son paquet de tabac pour se rouler une cigarette. «La fumée ne vous dérange pas?» Elle, qui a fait une entrée fracassante dans la chanson et le cinéma dans la peau d’une Lolita, a eu 40 ans en décembre dernier et ne fait aucun effort pour avoir l’air jeune à tout prix.

Vanessa Paradis n’est jamais là où on l’attend. On la croit à Los Angeles, elle est dans le sud de la France. Et inversement. Elle fait des apparitions dans les spectacles des amis, sans avertir. On ne la voit pratiquement jamais en interview à la télévision française. Même sa carrière de chanteuse a toujours été atypique: le dernier vrai album, Divinidylle, date déjà de six ans.

«Mais non, proteste-t-elle, j’ai une carrière tout à fait normale. Il se trouve simplement que j’ai deux métiers. Il m’arrive de disparaître de la scène musicale pour tourner un film, puis de revenir à la musique. J’ai tout de même été très occupée par la sortie de mon best of, à la fin de 2009, puis par les tournées qui se sont enchaînées sur une quinzaine de mois. Ça s’est entremêlé avec le tournage de quatre ou cinq longs métrages, de participations amicales à des concerts, de doublages de films d’animation. Je n’ai pas vraiment chômé.»

Le fruit du hasard

Love Songs, un double album très mélodique, encensé par la critique, est le fruit du hasard et d’une longue gestation.

Pour la sortie du best of, en 2009, Barclay avait sollicité plusieurs auteurs-compositeurs pour obtenir une chanson à offrir en bonus. Vanessa avait conservé six «chansons magnifiques» parmi toutes celles qui n’avaient pas été retenues. Benjamin Biolay faisait partie du lot.

En mars 2012, la chanteuse attend une nouvelle chanson de lui: par courriel, il lui en envoie huit d’un seul coup à Los Angeles. Ils se connaissaient à peine: Benjamin Biolay est choisi comme maître d’oeuvre de l’album et signera 8 morceaux (sur 22) à lui tout seul.

«Ça paraît insensé, par ces temps de crise du disque, de proposer un double album, dit la chanteuse, mais ça s’est imposé tout seul tellement les chansons étaient exceptionnelles.»

Après l’été, notre star va entamer une grande tournée aux quatre coins de la France et dans les pays limitrophes. Son passage au Québec est prévu pour le début de 2014.

«La prochaine tournée sera principalement organisée autour de vieux théâtres, précise-t-elle. Des salles de 1000 à 1500 places. C’est ce que je préfère, ces belles architectures, ces couleurs, les fantômes des artistes qui se sont produits dans ces murs au cours des deux derniers siècles. En octobre 2007, j’avais chanté à Paris-Bercy devant 15 000 spectateurs. C’est une expérience unique et je ne regrette pas, mais j’aime mieux les salles à dimension humaine.»

Et puis, il y a toujours le cinéma. Si l’on ne retient que ses participations majeures, Vanessa Paradis a une douzaine de films à son actif, dont Noce blanche, qu’elle a tourné à 16 ans, et La fille sur le pont, en 1999 - deux énormes succès critiques et publics.

Un film avec Woody Allen

Ne comptez pas sur l’actrice pour vous dévoiler ses projets. En revanche, elle ne peut dissimuler ce nouveau lapin qui sortira de son chapeau en octobre: un film, tourné à New York l’automne dernier sous la direction de John Turturro, acteur-culte et réalisateur à ses heures. Cela s’appelle Fading Gigolo. Elle y incarne, aux côtés de Sharon Stone, «une veuve hassidique avec turban et jupe longue», et donne la réplique à nul autre que Woody Allen!

«C’était une expérience incroyable: je suis arrivée à New York peu avant la réélection d’Obama et l’ouragan Sandy. Le premier jour du tournage, je suis tombé sur Woody Allen, qui improvisait à chaque prise! Un acteur vénéré du monde entier! Il m’a demandé de quel pays je venais, car j’ai en anglais un léger accent, bizarre et pas très identifiable.»

Après Café de Flore, voici donc un nouveau personnage bien éloigné de la Lolita des débuts ou de l’icône glamour des campagnes Chanel. «Bof, dit-elle, j’ai déjà bien souvent l’occasion de faire du glamour dans mon métier!»

Du film de Jean-Marc Vallée, en tout cas, elle ne regrette rien, même si, au box-office en France, il a fait l’un des plus mauvais résultats de sa filmographie. «J’adore ce film, qui est beau et fort. Même si sa construction complexe et dense a pu dérouter. Ce fut une magnifique expérience.»

Une quinzaine d’années après son installation aux États-Unis, Vanessa vient donc de tourner son premier film américain. «Pas hollywoodien d’ailleurs, plutôt new-yorkais et de dimension artisanale, un peu comme un film français!»

Le début d’une nouvelle séquence dans sa vie? Ce n’est pas sûr. «C’est le hasard qui a mis John Turturro sur mon chemin. Jamais je n’ai songé à commencer une carrière américaine, dit-elle. Je suis restée une Française de Los Angeles, et l’essentiel de mes activités professionnelles se passe en France. Cela présente d’ailleurs un avantage: j’ai un peu profité de l’anonymat pour mener parfois une vie normale. Enfin, jusqu’à un certain point…»

Ou alors, c’est qu’elle apprécie la vie en Californie?

«Pas du tout! Pendant toutes ces années, j’ai fait des allers-retours continuels avec la France, et je n’ai jamais passé six mois sans faire un séjour en France. Mais vous savez [sourire candide], mes enfants sont Franco-Américains.»

Cela veut-il dire qu’elle passera le reste de ses jours à L.A.?

«Je ne sais pas encore», répond-elle évasivement. Et elle s’arrête là. Quelques mots de plus et on allait faire intrusion dans sa vie privée.

May 15, 2013: Vanessa performs Love Song on Le Grand Journal.

Vanessa Paradis en concert privé l 2013

She sings: Station quatre septembre, Le rempart. Love Song, La chanson des vieux cons, Les espaces et les sentiments and  Mi Amor.

C’est la vie (Poland) l April 2013 - Scans in hd